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Les 4 types de divorce en France : guide complet 2026

Les 4 types de divorce en France : guide complet 2026

Les 4 types de divorce en France expliqués : quelle procédure choisir en 2026 ?

En France, il n'existe pas une seule façon de divorcer, mais quatre procédures distinctes. Chacune répond à une situation conjugale différente, implique des délais et des coûts radicalement différents, et produit des effets juridiques spécifiques. Choisir la mauvaise procédure peut vous coûter des mois de délai supplémentaire et plusieurs milliers d'euros. Ce guide vous présente les quatre types de divorce reconnus par le Code civil, avec des chiffres concrets pour décider rapidement.

En bref :

  • Le divorce par consentement mutuel représente environ 58 % des divorces prononcés en France en 2025 (source : Ministère de la Justice).
  • Le divorce amiable se règle en 1 à 3 mois ; un divorce contentieux prend en moyenne 18 à 36 mois.
  • Les 4 types de divorce sont définis aux articles 229 à 310 du Code civil français.
  • Le coût varie de 800 € (consentement mutuel en ligne) à plus de 15 000 € par époux (divorce pour faute contesté).

Qu'est-ce qu'un type de divorce ? Définition et cadre légal

Un type de divorce désigne la procédure juridique utilisée pour mettre fin légalement à un mariage. En France, le Code civil reconnaît quatre procédures, définies aux articles 229 à 310. Chaque procédure correspond à un niveau d'accord entre les époux et à des causes spécifiques de rupture.

Ces quatre voies sont :

  • Le divorce par consentement mutuel (article 229-1 du Code civil)
  • Le divorce accepté, aussi appelé divorce pour acceptation du principe de la rupture (article 233 du Code civil)
  • Le divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du Code civil)
  • Le divorce pour faute (article 242 du Code civil)

Depuis la loi du 18 novembre 2016, le divorce par consentement mutuel peut être conclu sans passer devant un juge, via un acte sous signature privée contresigné par deux avocats et déposé chez un notaire. C'est la révolution la plus importante du droit du divorce des vingt dernières années.

Le choix de la procédure dépend de trois critères principaux : le niveau d'accord entre les époux, la durée de séparation effective, et l'existence ou non de fautes graves imputables à l'un des conjoints.

Type 1 : Le divorce par consentement mutuel, la voie la plus rapide

Le divorce par consentement mutuel (DCM) est la procédure dans laquelle les deux époux sont d'accord sur le principe du divorce ET sur toutes ses conséquences. Cela inclut le partage des biens, la résidence des enfants, la pension alimentaire et la prestation compensatoire éventuelle.

Depuis 2017, cette procédure se déroule sans audience devant un juge, sauf si un enfant mineur demande à être entendu par le juge (article 229-2 du Code civil). Dans ce cas, le dossier est obligatoirement soumis au tribunal judiciaire.

Comment fonctionne le divorce par consentement mutuel en 2026 ?

La procédure suit 5 étapes claires :

  1. Chaque époux mandate son propre avocat (deux avocats distincts sont obligatoires).
  2. Les avocats rédigent la convention de divorce, qui fixe toutes les modalités.
  3. Chaque époux reçoit le projet de convention par courrier recommandé.
  4. Un délai de réflexion de 15 jours minimum est imposé par la loi avant toute signature.
  5. La convention signée est déposée chez un notaire, qui lui confère force exécutoire.

Délai total : 1 à 3 mois en moyenne.
Coût total : 800 € à 2 500 € selon la complexité du patrimoine.
Condition : Aucune durée minimale de mariage requise depuis 2017.

C'est la procédure recommandée en priorité quand les époux s'entendent. Elle évite le tribunal, préserve la relation post-divorce (essentiel quand il y a des enfants) et coûte jusqu'à 10 fois moins cher qu'un divorce contentieux.

Question : Peut-on faire un divorce par consentement mutuel si on a des enfants ?

Réponse : Oui, avoir des enfants mineurs n'empêche pas le divorce par consentement mutuel. La seule exception : si un enfant mineur demande expressément à être entendu par un juge, le dossier bascule vers le tribunal judiciaire, mais la procédure reste amiable dans son esprit.

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Type 2 : Le divorce accepté, quand le principe est acquis mais pas les détails

Le divorce accepté, défini à l'article 233 du Code civil, s'applique quand les deux époux sont d'accord pour divorcer, mais ne parviennent pas à s'entendre sur toutes les conséquences. L'un ou l'autre peut initier la procédure, et l'autre accepte le principe de la rupture.

Concrètement, les deux époux signent un procès-verbal d'acceptation du principe de la rupture devant le juge aux affaires familiales (JAF). Une fois ce document signé, aucun des deux époux ne peut revenir sur sa décision de divorcer. Le juge tranche ensuite les points de désaccord (partage des biens, garde des enfants, prestation compensatoire).

Cette procédure est particulièrement adaptée aux situations où :

  • Les époux veulent divorcer sans se reprocher de fautes mutuellement.
  • Le désaccord porte sur des points patrimoniaux complexes (entreprise commune, bien immobilier difficile à valoriser).
  • L'un des époux refuse de négocier mais accepte le principe du divorce.

Délai moyen : 12 à 24 mois selon le tribunal et la complexité du dossier.
Coût estimé : 2 000 € à 8 000 € par époux selon les honoraires d'avocat.
Avantage clé : Aucune cause de divorce à prouver. Le divorce est certain dès la signature du procès-verbal.

Selon les statistiques du Ministère de la Justice, le divorce accepté représente environ 14 % des divorces prononcés en France. C'est une procédure souvent méconnue, mais très utile dans les situations intermédiaires.

Type 3 : Le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Le divorce pour altération définitive du lien conjugal (ADLC), prévu à l'article 237 du Code civil, permet à un époux de divorcer sans l'accord de l'autre et sans avoir à prouver une faute. La seule condition : une séparation de fait continue de un an minimum au moment de l'assignation en divorce.

Ce type de divorce est souvent surnommé le « divorce sans consentement ». Il permet à un conjoint abandonné ou séparé de fait d'obtenir le divorce même si l'autre s'y oppose totalement.

Question : Peut-on divorcer sans l'accord de son conjoint en France ?

Réponse : Oui, c'est possible via le divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du Code civil). Il faut prouver une séparation effective d'au moins 1 an. Le conjoint qui s'oppose ne peut pas bloquer la procédure indéfiniment.

Points importants à connaître sur cette procédure :

  • La séparation de fait doit être prouvée (deux résidences distinctes, cessation de la vie commune).
  • Le conjoint défendeur peut demander des dommages et intérêts si le divorce lui cause un préjudice grave (article 266 du Code civil).
  • La prestation compensatoire peut être accordée au conjoint qui n'a pas demandé le divorce.
  • Le juge peut prononcer le divorce même si l'autre époux refuse de comparaître.

Délai moyen : 18 à 36 mois selon les juridictions.
Coût estimé : 3 000 € à 10 000 € par époux.
Part dans les divorces : Environ 13 % des divorces prononcés en France.

Cette procédure est parfois combinée avec une demande reconventionnelle pour faute par le conjoint défendeur, ce qui complique et allonge la procédure. Il est indispensable d'être accompagné par un avocat spécialisé.

Type 4 : Le divorce pour faute, la procédure la plus conflictuelle

Le divorce pour faute est défini à l'article 242 du Code civil. Il permet à un époux de demander le divorce en invoquant une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, rendant intolérable le maintien de la vie commune.

Les fautes les plus fréquemment invoquées sont :

  • L'adultère (infidélité prouvée)
  • Les violences physiques ou psychologiques
  • L'abandon du domicile conjugal
  • L'alcoolisme ou la toxicomanie grave
  • Le refus de contribuer aux charges du mariage
  • Les injures graves et répétées

La faute doit être prouvée devant le juge. Les preuves admissibles incluent les attestations de témoins, les constats d'huissier, les messages écrits (SMS, e-mails), les rapports médicaux et les décisions pénales.

Question : Quelles sont les conséquences d'un divorce prononcé aux torts exclusifs ?

Réponse : L'époux reconnu fautif peut perdre certains avantages matrimoniaux, se voir refuser la prestation compensatoire (article 270 du Code civil) et devoir verser des dommages et intérêts à l'autre époux (article 266 du Code civil). Les conséquences financières peuvent être très lourdes.

Délai moyen : 24 à 48 mois, parfois plus en cas d'appel.
Coût estimé : 5 000 € à 15 000 € par époux, voire davantage.
Part dans les divorces : Environ 15 % des divorces prononcés en France.
Taux de succès : La faute est reconnue aux torts exclusifs dans moins de 50 % des cas où elle est demandée.

Le divorce pour faute est souvent choisi pour des raisons émotionnelles plutôt que stratégiques. Dans la majorité des cas, les avocats conseillent d'explorer d'abord les autres voies, moins coûteuses et moins longues.

Tableau comparatif des 4 types de divorce en France (2026)

Critère Consentement mutuel Divorce accepté Altération du lien Divorce pour faute
Article du Code civil 229-1 233 237 242
Accord des deux époux Oui (total) Oui (principe seulement) Non requis Non requis
Passage devant un juge Non (sauf enfant entendu) Oui Oui Oui
Durée de séparation requise Aucune Aucune 1 an minimum Aucune
Délai moyen 1 à 3 mois 12 à 24 mois 18 à 36 mois 24 à 48 mois
Coût moyen par époux 800 € – 2 500 € 2 000 € – 8 000 € 3 000 € – 10 000 € 5 000 € – 15 000 €
Niveau de conflictualité Très faible Modéré Élevé Très élevé
Part des divorces en France ~58 % ~14 % ~13 % ~15 %

Comment choisir entre les 4 types de divorce ? L'arbre de décision

Le choix de la procédure dépend avant tout de votre situation réelle. Voici une méthode en 3 questions pour identifier rapidement la bonne voie.

Question 1 : Êtes-vous d'accord sur tout avec votre conjoint ?
Si oui → Divorce par consentement mutuel. C'est la voie la plus rapide et la moins coûteuse.

Question 2 : Êtes-vous d'accord pour divorcer, mais pas sur les modalités ?
Si oui → Divorce accepté. Vous évitez d'avoir à prouver une faute ou une séparation prolongée.

Question 3 : Votre conjoint refuse-t-il de divorcer ?
Si vous êtes séparés depuis plus d'un an → Divorce pour altération définitive du lien conjugal.
Si votre conjoint a commis des fautes graves → Divorce pour faute.

Dans tous les cas, consulter un avocat spécialisé en droit de la famille est indispensable avant de choisir. Un mauvais choix de procédure peut allonger la durée du divorce de plusieurs années.

Question : Peut-on changer de type de divorce en cours de procédure ?

Réponse : Oui, sous conditions. Il est possible de passer d'un divorce contentieux (faute ou altération du lien) à un divorce accepté si les deux époux se mettent d'accord en cours de procédure. En revanche, on ne peut pas basculer vers un consentement mutuel sans acte extrajudiciaire une fois la procédure judiciaire engagée. Un avocat peut vous guider sur cette stratégie.

Les pièges à éviter selon le type de divorce choisi

Chaque procédure comporte des erreurs fréquentes qui coûtent cher. Voici les principales à éviter.

Pour le consentement mutuel :

  • Signer la convention sans avoir vérifié l'ensemble du patrimoine (comptes bancaires, épargne salariale, assurance-vie).
  • Oublier de mentionner les dettes communes dans la convention.
  • Ne pas anticiper la clause de révision de la pension alimentaire.

Pour le divorce accepté :

  • Signer le procès-verbal d'acceptation sans avoir consulté un avocat : cette signature est irrévocable.
  • Sous-estimer la durée de la procédure judiciaire pour les points litigieux.

Pour l'altération du lien conjugal :

  • Ne pas constituer de preuves suffisantes de la séparation effective (relevés de domicile distincts, témoignages).
  • Oublier que le conjoint défendeur peut demander des dommages et intérêts.

Pour le divorce pour faute :

  • Engager une procédure pour faute sans preuves solides : le juge peut rejeter la demande et prononcer un simple divorce aux torts partagés.
  • Sous-estimer l'impact émotionnel et financier d'une procédure longue et conflictuelle.
  • Ignorer que les enfants sont souvent les premières victimes des divorces très conflictuels.

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Ce que dit la loi sur les effets communs à tous les types de divorce

Quelle que soit la procédure choisie, certains effets juridiques s'appliquent à tous les divorces en France. Il est important de les connaître avant de s'engager dans une procédure.

Effets communs à tous les divorces :

  • Dissolution du régime matrimonial (communauté ou séparation de biens) à la date fixée par le juge ou la convention.
  • Perte du droit à la pension de réversion du conjoint survivant, sauf disposition contraire.
  • Obligation alimentaire entre ex-époux supprimée, sauf prestation compensatoire accordée.
  • Modification automatique de la dévolution successorale : l'ex-conjoint n'est plus héritier légal.
  • Nécessité de mettre à jour tous les documents d'identité, contrats d'assurance, comptes bancaires et bénéficiaires d'assurance-vie.

Selon l'article 260 du Code civil, la date de dissolution du mariage est, pour les effets entre époux, fixée à la date de l'ordonnance de non-conciliation (pour les procédures judiciaires) ou à la date du dépôt de la convention chez le notaire (pour le consentement mutuel extrajudiciaire).

Ces effets patrimoniaux peuvent avoir des conséquences fiscales importantes, notamment en matière d'impôt sur le revenu (imposition séparée dès l'année du divorce) et de droits de mutation lors du partage des biens immobiliers.

FAQ : Les 4 types de divorce en France

Quel est le type de divorce le plus rapide en France ?

Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire est le plus rapide. Il se conclut en 1 à 3 mois, sans audience devant un juge. Il est défini à l'article 229-1 du Code civil et ne nécessite qu'un accord total entre les époux et deux avocats.

Peut-on divorcer sans avocat en France ?

Non. Depuis la loi de modernisation de la justice de 2016, le recours à un avocat est obligatoire pour toutes les procédures de divorce en France. Pour le consentement mutuel, chaque époux doit avoir son propre avocat. Pour les divorces contentieux, l'avocat représente son client devant le juge aux affaires familiales.

Quel type de divorce choisir en cas de violences conjugales ?

En cas de violences conjugales, le divorce pour faute (article 242 du Code civil) est généralement recommandé. Il permet d'obtenir des dommages et intérêts et peut priver le conjoint violent de la prestation compensatoire. En parallèle, des mesures d'urgence (ordonnance de protection) peuvent être demandées au juge aux affaires familiales, indépendamment de la procédure de divorce.

Combien coûte un divorce en France en 2026 ?

Le coût varie selon la procédure : de 800 € à 2 500 € pour un consentement mutuel, de 2 000 € à 8 000 € pour un divorce accepté, de 3 000 € à 10 000 € pour une altération du lien conjugal, et de 5 000 € à 15 000 € ou plus pour un divorce pour faute. Ces montants s'entendent par époux et incluent les honoraires d'avocat.

Le divorce pour faute est-il plus avantageux financièrement ?

Rarement. Si la faute est prouvée, l'époux fautif peut perdre la prestation compensatoire et devoir des dommages et intérêts. Mais la procédure est très longue (24 à 48 mois) et coûteuse (5 000 € à 15 000 € par époux). Dans moins de 50 % des cas, la faute est reconnue aux torts exclusifs. Le bilan financier est souvent négatif par rapport aux autres procédures.

Quelle est la différence entre divorce accepté et consentement mutuel ?

Dans le divorce par consentement mutuel, les deux époux sont d'accord sur TOUT : le principe du divorce ET toutes ses conséquences. Dans le divorce accepté, ils sont seulement d'accord sur le principe de la rupture, mais pas sur les modalités (partage des biens, garde des enfants). Le juge tranche les points de désaccord dans le divorce accepté, ce qui allonge la procédure à 12-24 mois contre 1-3 mois pour le consentement mutuel.

Questions fréquentes

Le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire est le plus rapide, avec une durée de 1 à 3 mois. Il est défini à l'article 229-1 du Code civil et ne nécessite pas de passage devant un juge si aucun enfant mineur ne demande à être entendu. Les deux époux doivent être d'accord sur toutes les conséquences du divorce.
Oui, via le divorce pour altération définitive du lien conjugal (article 237 du Code civil) ou le divorce pour faute (article 242). Pour l'altération du lien, une séparation de fait d'au moins 1 an est requise. Le conjoint qui s'y oppose ne peut pas bloquer indéfiniment la procédure.
Le coût dépend de la procédure choisie : 800 € à 2 500 € pour un consentement mutuel, 2 000 € à 8 000 € pour un divorce accepté, 3 000 € à 10 000 € pour une altération du lien conjugal, et 5 000 € à 15 000 € ou plus pour un divorce pour faute. Ces montants s'entendent par époux et incluent les honoraires d'avocat.
Dans le consentement mutuel, les deux époux sont d'accord sur tout (principe ET conséquences). Dans le divorce accepté, ils sont d'accord uniquement sur le principe de la rupture, mais le juge tranche les désaccords sur les modalités. Le consentement mutuel prend 1 à 3 mois ; le divorce accepté prend 12 à 24 mois.
Rarement. Même si la faute est prouvée, la procédure dure 24 à 48 mois et coûte 5 000 € à 15 000 € par époux. La faute est reconnue aux torts exclusifs dans moins de 50 % des cas. Le gain financier (suppression de la prestation compensatoire, dommages et intérêts) compense rarement les frais engagés.
Oui, sous conditions. Il est possible de passer d'un divorce contentieux à un divorce accepté si les deux époux se mettent d'accord en cours de procédure. En revanche, basculer vers un consentement mutuel extrajudiciaire n'est pas possible une fois la procédure judiciaire engagée. Un avocat spécialisé peut vous conseiller sur la meilleure stratégie.
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