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Convention de divorce par consentement mutuel : contenu et clauses 2026

Convention de divorce par consentement mutuel : contenu et clauses 2026

Convention de divorce par consentement mutuel : contenu et clauses expliqués

La convention de divorce par consentement mutuel est le document central de tout divorce amiable en France. C'est elle qui formalise l'accord entre les époux et produit les effets juridiques du divorce. Sans convention valide, pas de divorce. Comprendre sa structure et ses clauses obligatoires est donc indispensable avant de se lancer.

En bref :

  • La convention de divorce doit obligatoirement être rédigée par deux avocats distincts, un par époux (article 229-1 du Code civil).
  • Un délai de réflexion incompressible de 15 jours s'applique avant toute signature de la convention par les époux.
  • La convention est déposée chez un notaire dans un délai de 7 jours après signature pour acquérir force exécutoire.
  • Le coût total d'une convention rédigée par deux avocats varie entre 800 € et 1 500 € en 2026, hors frais notariaux.

Qu'est-ce qu'une convention de divorce par consentement mutuel ?

La convention de divorce par consentement mutuel est un acte juridique écrit. Il règle l'ensemble des conséquences du divorce entre deux époux d'un commun accord. Elle est définie par les articles 229-1 à 229-4 du Code civil, introduits par la loi du 18 novembre 2016 (réforme de la justice du XXIe siècle).

Concrètement, la convention remplace l'ancien jugement de divorce. Elle fixe les droits et obligations de chaque époux après la séparation. Elle couvre les enfants, les biens, le logement et les aspects financiers. Une fois signée et déposée chez le notaire, elle a la même valeur qu'une décision de justice.

Depuis 2017, le juge aux affaires familiales n'intervient plus dans la procédure standard. Il existe une exception : lorsqu'un enfant mineur demande à être entendu par le juge (article 229-2 du Code civil). Dans ce cas, la procédure bascule vers un divorce judiciaire.

Les clauses obligatoires de la convention

La loi impose un contenu minimal à toute convention de divorce amiable. Ces clauses obligatoires garantissent que les droits de chaque partie sont protégés. Un avocat ne peut pas signer une convention incomplète.

Les mentions relatives aux époux

La convention doit identifier précisément les deux époux. Elle mentionne leurs noms, prénoms, dates et lieux de naissance, adresses respectives et numéros de sécurité sociale. Elle indique également la date et le lieu du mariage, ainsi que le régime matrimonial applicable (communauté réduite aux acquêts, séparation de biens, participation aux acquêts, etc.).

Le régime matrimonial est crucial. Il détermine comment les biens seront partagés. En France, le régime légal par défaut est la communauté réduite aux acquêts. Environ 80 % des couples mariés sans contrat relèvent de ce régime, selon les données du Conseil supérieur du notariat.

Les mentions relatives aux enfants mineurs

Si le couple a des enfants mineurs, la convention doit impérativement régler leur sort. Quatre points sont obligatoires :

  • La résidence habituelle : chez quel parent l'enfant réside principalement (ou résidence alternée).
  • Les droits de visite et d'hébergement : modalités précises pour le parent non-gardien.
  • L'autorité parentale : exercice conjoint dans la quasi-totalité des cas.
  • La contribution à l'entretien et à l'éducation : montant de la pension alimentaire versée par un parent à l'autre.

La pension alimentaire est calculée en fonction des ressources de chaque parent et des besoins de l'enfant. Le barème indicatif du Ministère de la Justice 2026 sert de référence. Une pension trop déséquilibrée peut être refusée par le notaire ou contestée ultérieurement.

Question : Que doit contenir obligatoirement une convention de divorce amiable ?

Réponse : La convention doit impérativement contenir l'identité des époux, le règlement du sort des enfants mineurs (résidence, pension alimentaire, autorité parentale), la liquidation du régime matrimonial et les éventuelles prestations compensatoires. Toute omission d'un point obligatoire rend la convention irrégulière et empêche son dépôt chez le notaire.

La liquidation du régime matrimonial dans la convention

La liquidation du régime matrimonial désigne l'opération par laquelle les époux répartissent leurs biens communs ou indivis. C'est souvent la clause la plus complexe à rédiger. Elle exige un inventaire précis de l'actif (ce que le couple possède) et du passif (ce que le couple doit).

Les biens à déclarer

La convention doit lister tous les biens significatifs :

  • Biens immobiliers (résidence principale, résidence secondaire, investissements locatifs)
  • Comptes bancaires et épargne (livrets, PEL, assurance-vie)
  • Véhicules
  • Mobilier de valeur
  • Droits à la retraite (selon le régime matrimonial)
  • Dettes communes (crédits immobiliers, crédits à la consommation)

Attention : si la liquidation porte sur un bien immobilier, la convention doit obligatoirement inclure un état liquidatif dressé par un notaire. Ce document décrit le partage du bien et entraîne des frais de notaire supplémentaires (environ 2,5 % à 5 % de la valeur nette du bien).

Question : Faut-il un notaire si le couple possède un bien immobilier ?

Réponse : Oui, obligatoirement. Selon l'article 229-3 du Code civil, lorsque la liquidation du régime matrimonial implique un bien soumis à publicité foncière (tout bien immobilier), un acte notarié séparé est requis. Le notaire rédige alors un état liquidatif qui est annexé à la convention de divorce.

La prestation compensatoire : une clause facultative mais stratégique

La prestation compensatoire (PC) est une somme d'argent ou un avantage en nature versé par l'un des époux à l'autre. Son objectif est de compenser la disparité de niveau de vie créée par le divorce. Elle est régie par les articles 270 à 281 du Code civil.

La PC n'est pas automatique. Elle n'est due que si un écart significatif de revenus ou de patrimoine existe entre les époux. Dans la convention, les époux peuvent :

  • Prévoir une PC (capital en une fois, rente mensuelle ou attribution d'un bien)
  • Y renoncer expressément (clause de renonciation)
  • Ne rien mentionner si aucune disparité n'existe

En 2026, le montant médian d'une prestation compensatoire en France est d'environ 30 000 €, selon les statistiques du Ministère de la Justice. Le versement en capital est largement préféré (plus de 70 % des cas) car il solde définitivement la question.

La convention doit préciser les modalités de versement. Un capital versé en une fois est le plus simple à gérer. Une rente peut être révisée si les conditions de vie changent, ce qui génère parfois des litiges ultérieurs.

Tableau comparatif : les principales clauses de la convention

Clause Obligatoire ? Intervenant requis Impact sur le coût
Identification des époux ✅ Oui Avocats des deux parties Inclus dans les honoraires
Sort des enfants mineurs ✅ Oui (si enfants) Avocats des deux parties Inclus dans les honoraires
Pension alimentaire ✅ Oui (si enfants) Avocats des deux parties Inclus dans les honoraires
Liquidation du régime matrimonial ✅ Oui Avocats + notaire si immo +500 € à +5 % valeur bien
Prestation compensatoire ❌ Non (si renonciation) Avocats des deux parties Inclus ou léger surcoût
État liquidatif immobilier ✅ Oui (si bien immo) Notaire obligatoire 2,5 % à 5 % de la valeur nette
Clause de changement de nom ❌ Non Avocats des deux parties Inclus dans les honoraires

La procédure de signature et de dépôt

La procédure de signature de la convention obéit à un protocole strict défini par le Code civil. Tout écart peut invalider la procédure.

Étape 1 : Envoi du projet par les avocats

Les deux avocats rédigent conjointement la convention. Ils adressent ensuite le projet à leurs clients respectifs par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Cette étape déclenche le délai de réflexion.

Étape 2 : Le délai de réflexion de 15 jours

Le délai de réflexion est une période légale de 15 jours calendaires. Il court à compter de la réception du projet par chacun des époux. Pendant ce délai, aucune signature n'est possible. Ce délai est incompressible : il ne peut être réduit sous aucun prétexte (article 229-4 du Code civil).

Étape 3 : Signature de la convention

Après les 15 jours, les époux signent la convention en présence de leurs avocats respectifs. Les deux avocats contresignent également. La signature doit avoir lieu lors d'un rendez-vous commun ou de deux rendez-vous séparés le même jour.

Étape 4 : Dépôt chez le notaire

Les avocats déposent la convention signée chez un notaire dans un délai maximum de 7 jours. Le notaire vérifie la régularité formelle du document. Il ne contrôle pas l'équité du contenu. Le dépôt coûte environ 50 € (émolument fixe). Ce dépôt confère à la convention sa force exécutoire.

Question : Combien de temps dure la procédure de signature d'une convention de divorce ?

Réponse : La durée minimale incompressible est de 22 jours (15 jours de réflexion + 7 jours pour le dépôt notarial). En pratique, en ajoutant la phase de rédaction et de négociation, la procédure complète dure entre 1 et 3 mois selon la complexité du dossier et la réactivité des parties.

Les clauses facultatives mais recommandées

Au-delà des mentions obligatoires, certaines clauses facultatives méritent d'être intégrées à la convention. Elles préviennent les litiges futurs et sécurisent l'accord sur le long terme.

La clause de révision de la pension alimentaire

Cette clause prévoit les conditions dans lesquelles la pension alimentaire pourra être révisée. Elle précise généralement un mécanisme d'indexation automatique sur l'indice des prix à la consommation (IPC) publié par l'INSEE. Sans cette clause, une révision judiciaire reste possible mais plus contraignante.

La clause relative au logement de famille

Si les époux occupent un logement commun, la convention doit préciser qui le quitte et à quelle date. Elle peut prévoir une indemnité d'occupation si l'un des époux reste dans le bien commun pendant la période de transition. Le montant de cette indemnité est généralement calculé sur la base de 50 % de la valeur locative du bien.

La clause de renonciation à tout recours

Cette clause indique que les époux renoncent à toute action en justice liée aux points réglés dans la convention. Elle ne peut pas porter sur les droits des enfants, qui restent toujours révisables par le juge. Elle sécurise en revanche les aspects patrimoniaux de l'accord.

Question : Peut-on modifier une convention de divorce après sa signature ?

Réponse : Non, une convention déposée chez le notaire ne peut pas être modifiée. Elle a force exécutoire et vaut jugement définitif. En revanche, les dispositions relatives aux enfants (pension alimentaire, résidence) peuvent toujours être révisées par le juge aux affaires familiales si les circonstances changent, conformément à l'article 373-2-13 du Code civil.

Coût global d'une convention de divorce en 2026

Le coût d'une convention de divorce par consentement mutuel varie selon la complexité du dossier. Voici une estimation réaliste pour 2026 :

  • Honoraires des deux avocats : 800 € à 3 000 € au total (400 € à 1 500 € par avocat)
  • Frais de dépôt notarial : environ 50 € (émolument fixe réglementé)
  • État liquidatif notarial (si bien immobilier) : 2,5 % à 5 % de la valeur nette du bien partagé
  • Droits de partage (si actif net commun) : 2,5 % de l'actif net partagé (taux 2026)

Pour un divorce sans bien immobilier, le coût total tourne autour de 800 € à 1 500 €. C'est 4 à 10 fois moins qu'un divorce contentieux, qui coûte en moyenne 6 000 € à 15 000 €. Pour estimer votre situation précise, obtenez un devis gratuit sur Divorce Simplifié.

À noter : les honoraires des avocats sont libres. Ils ne sont pas réglementés pour le divorce amiable. Comparer plusieurs devis est conseillé. Certains cabinets proposent des forfaits à partir de 600 € par avocat pour les dossiers simples.

Les erreurs à éviter lors de la rédaction de la convention

Certaines erreurs dans la rédaction de la convention peuvent bloquer la procédure ou créer des problèmes ultérieurs. En voici les principales :

  • Oublier un bien ou une dette : tout actif ou passif non mentionné reste en indivision après le divorce, ce qui complique la situation.
  • Sous-évaluer un bien immobilier : le notaire peut refuser un état liquidatif basé sur une valeur manifestement sous-évaluée.
  • Rédiger une pension alimentaire symbolique : une pension dérisoire peut être contestée ultérieurement au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant.
  • Ne pas prévoir de clause d'indexation : une pension fixe sans indexation perd de sa valeur avec l'inflation.
  • Confondre autorité parentale et résidence : l'autorité parentale est presque toujours conjointe ; la résidence est une question distincte.
  • Signer avant les 15 jours : la convention serait nulle et la procédure à recommencer depuis le début.

Consulter un avocat spécialisé en droit de la famille reste la meilleure protection contre ces erreurs. La convention engage les époux pour de nombreuses années.

FAQ : Convention de divorce par consentement mutuel

Question : Qui rédige la convention de divorce amiable ?

Réponse : La convention est rédigée conjointement par les deux avocats, un par époux. C'est une obligation légale posée par l'article 229-1 du Code civil. Un seul avocat ne peut pas représenter les deux époux simultanément. Chaque époux doit avoir son propre conseil.

Question : La convention de divorce est-elle définitive ?

Réponse : Oui, pour les aspects patrimoniaux. Une fois déposée chez le notaire, la convention est irrévocable sur les points relatifs aux biens et à la prestation compensatoire. En revanche, les mesures concernant les enfants (résidence, pension alimentaire) restent révisables par le juge si les circonstances évoluent, selon l'article 373-2-13 du Code civil.

Question : Que se passe-t-il si un époux refuse de signer la convention ?

Réponse : Si l'un des époux refuse de signer, le divorce par consentement mutuel est impossible. Il faut alors envisager une autre procédure de divorce (divorce pour acceptation du principe de la rupture, divorce pour faute ou divorce pour altération définitive du lien conjugal). Ces procédures sont judiciaires et plus longues (1 à 3 ans en moyenne).

Question : Peut-on inclure une clause sur la garde des animaux dans la convention ?

Réponse : Oui, depuis la loi du 16 février 2015, les animaux domestiques sont reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité (article 515-14 du Code civil). La convention peut prévoir à qui l'animal est attribué, les modalités de visite de l'autre époux et la prise en charge des frais vétérinaires. Cette clause est facultative mais recommandée pour éviter les conflits.

Question : Combien coûte le dépôt de la convention chez le notaire ?

Réponse : Le dépôt de la convention chez le notaire coûte environ 50 € (émolument fixe réglementé). Ce montant correspond à la formalité de dépôt et de conservation de l'acte. Il ne comprend pas les éventuels frais liés à la rédaction d'un état liquidatif pour un bien immobilier, qui sont calculés en pourcentage de la valeur du bien.

Question : La convention de divorce doit-elle être enregistrée aux impôts ?

Réponse : Non, depuis la réforme de 2017, la convention de divorce par consentement mutuel n'est plus soumise à l'enregistrement obligatoire auprès du service des impôts. Le dépôt chez le notaire suffit à lui conférer force exécutoire. En revanche, si la convention prévoit un partage de biens, les droits de partage (2,5 % de l'actif net en 2026) restent dus au Trésor public.

Questions fréquentes

La convention est rédigée conjointement par les deux avocats, un par époux. C'est une obligation légale posée par l'article 229-1 du Code civil. Un seul avocat ne peut pas représenter les deux époux simultanément. Chaque époux doit avoir son propre conseil indépendant.
La convention doit obligatoirement contenir : l'identification des deux époux, le règlement du sort des enfants mineurs (résidence, autorité parentale, pension alimentaire), la liquidation du régime matrimonial et, si applicable, la prestation compensatoire. Toute omission rend la convention irrégulière et bloque le dépôt notarial.
La durée minimale légale est de 22 jours : 15 jours de délai de réflexion incompressible (article 229-4 du Code civil) + 7 jours maximum pour le dépôt chez le notaire. En pratique, la procédure complète dure entre 1 et 3 mois selon la complexité du dossier.
Pour un divorce sans bien immobilier, le coût total est de 800 € à 1 500 € (honoraires des deux avocats + frais de dépôt notarial d'environ 50 €). En présence d'un bien immobilier, des frais notariaux supplémentaires s'ajoutent (2,5 % à 5 % de la valeur nette du bien pour l'état liquidatif).
Non, les clauses patrimoniales d'une convention déposée chez le notaire sont définitives et irrévocables. En revanche, les dispositions relatives aux enfants (pension alimentaire, résidence) peuvent toujours être révisées par le juge aux affaires familiales si les circonstances changent, conformément à l'article 373-2-13 du Code civil.
Un notaire est obligatoire uniquement pour le dépôt de la convention (formalité à 50 €) et pour rédiger l'état liquidatif en cas de bien immobilier. Sans bien immobilier, les deux avocats rédigent seuls la convention. Le notaire n'intervient alors que pour le dépôt final, conformément à l'article 229-1 du Code civil.
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